Pour investir dans le marché immobilier sénégalais, il faut être très visionnaire. Cette histoire de ce vieux qui avait acheté un champ à Keur Massar du temps où Keur Massar se limitait tout juste à la station de Keur Massar en est une illustration de taille. Bien sûr qu’à cette époque, le trajet Pikine-Keur Massar était vu comme un parcours du combattant. Cela, c’est bien avant les années 2000.
Une personne avait osé acheter pendant cette période un champ d’un peu plus de 2hectares à 300000 Francs. D’ailleurs, il aime à raconter que lorsqu’il en avait informé les siens, il avait été vu comme fou. Le dicton qu’il avait fini d’avoir l’habitude d’entendre c’était : « Comment peux-tu mettre autant d’argent dans une forêt dont personne ne veut habiter ?»
Il faut dire qu’à cette période, le trajet Pikine – Keur Massar prenait des heures. Une cité comme La Linguère était appelée Cité Sondèle (bougie en wolof) car tout simplement la cité était sans électricité et qu’il fallait souvent recourir à une bougie pour éclairer durant la nuit. Plutôt que de louer on pouvait se faire prêter une maison entière à la seule condition d’en assurer l’entretien.
Que dire de Keur Massar d’aujourd’hui. La parcelle de 150m² aux alentours de la station qui était après les années 2000 à moins de 500000 francs sont difficiles d’acquisition à moins de 25 millions maintenant. A la même cité La Linguère, l’appartement de 2chambres salon peut facilement revenir à 125000 francs de loyer mensuel.
Notre investisseur a pu lotisser son site et encaisser avec 102 parcelles vendus à 14milions pour la parcelle de 150m² pour gagner plus d’un milliard et demi. A ce montant, il faut bien sur déduire le coût de la viabilisation. Mais cela reste néanmoins un gain considérable. Evidemment il faut de la vision et de l’audace pour le faire.
En fait cet exemple montre bien combien il est possible de gagner bien avec l’achat et la revente de terrain. Il faut néanmoins savoir choisir les zones à fort devenir


